Les directeurs des écoles maternelles d’Orléans viennent de former un collectif et d’écrire à Madame Maréchal, l’adjointe en charge des affaires scolaires, afin de dénoncer les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien au sein de leurs établissements, difficultés qui ne leur permettent plus de remplir leur mission éducative dans des conditions satisfaisantes. La dégradation observée dans l’ensemble des écoles d’Orléans, et dont les récents conseils d’écoles se sont largement fait l’écho, tient à la baisse importante des moyens de fonctionnement alloués par la mairie cette année : Moyens humains d’abord. Moyens matériels ensuite.
La perte de 8 équivalents temps plein à la direction de l’éducation s’est traduite par une forte tension sur le service assuré par les agents d’entretien, tandis que le non-remplacement des ATSEM absentes (pour cause de maladie, formation, stages) perturbe l’organisation du travail dans les classes de maternelles, tout particulièrement dans les secteurs accueillant des enfants en difficulté.
Quant à la baisse des moyens financiers, elle est attestée par la forte réduction, voire l’annulation des transports scolaires vers les équipements sportifs de la ville, tandis que le manque de crédits ne permet pas d’acheter ou de renouveler le matériel scolaire et pédagogique lorsque le besoin s’en fait sentir.
Ces soucis ne sont hélas pas nouveaux, même s’ils s’accentuent particulièrement cette année. Ils ont été régulièrement évoqués par les membres de l’équipe municipale d’opposition lors des commissions municipales Éducation. Ils ont déjà fait l’objet de plusieurs communiqués de presse, ainsi que d’une distribution de tracts de la part des élus du groupe socialistes, verts et apparentés, désireux d’alerter l’opinion sur une question aussi sensible que celle de l’école.
La logique comptable ne doit pas prévaloir dans le secteur de l’éducation. S’il est un domaine qui doit être épargné par le légitime souci d’économies budgétaires, c’est bien celui là. Une école au rabais, c’est en effet l’avenir de nos enfants qui est en péril. C’est plus largement l’équilibre social que l’on met à mal et la société tout entière qui en pâtit, avec une âpreté plus grande encore en période de crise.
N’injurions pas l’avenir ! Ne bradons pas l’éducation de nos enfants !
Corinne Leveleux-Teixeira












[...] http://orleansavecvous.wordpress.com/2010/11/16/les-ecoles-maternelles-d%e2%80%99orleans-fragilisees… [...]
Merci Corinne de revenir sur ces difficultés. Concrètement, ma fille ne fait pas la sortie sportive initialement prévue du fait de cette politique de réduction budgétaire !