Tribune publiée dans Orléans.Mag de novembre 2011
L’économie, la fiscalité, le social, la santé, l’école, la jeunesse, l’Europe, la mondialisation vont occuper le devant de la scène en cette année d’élection présidentielle.
Il ne faudrait pas occulter les difficultés, les tensions et les crises qui règnent dans certains quartiers.
L’échec de l’intégration ghettoïse certaines populations, stigmatise certaines religions, ternit le bon fonctionnement de notre République.
La crise économique, par les égoïsmes qu’elle génère, nuit à l’intégration.
Face à ces constats, à ces désordres, à ces échecs, un certain nombre d’actions ambitieuses pourraient être mises en œuvre pour que nous puissions mieux vivre ensemble dans le respect de tous.
Améliorer l’intégration scolaire.
Le rôle de l’école comme vecteur essentiel de la citoyenneté est fondamental. Elle doit retrouver son rôle d’ascenseur social. Encore faut-il lui en donner les moyens.
Le racisme, le fanatisme, la superstition ne résistent pas à la réflexion et à la connaissance. Il convient de lutter avec force contre l’illettrisme et l’inculture qui aggravent la spirale de l’exclusion.
L’enseignement de la langue française doit être renforcé. Il faut lutter contre la discrimination à l’emploi, renforcer l’égalité des chances, inciter les entreprises à signer une charte de la diversité. La transmission des valeurs républicaines ne relève pas de l’inné, mais de l’acquis. On ne naît pas bon citoyen, on le devient.
La mise en place d’un service civique favoriserait le brassage social, éloignerait la tentation de communautarisme et renforcerait, chez les jeunes, la prise de conscience de leurs devoirs vis-à-vis de la communauté nationale. Améliorer l’accès au logement dans le respect de la mixité sociale des villes et des quartiers pour « dé-ghettoïser » les banlieues difficiles.
Affirmer un Etat républicain et laïque fort.
Notre pays ne saurait être fraternel s’il n’est laïque. La laïcité est une garantie du respect de tous.
Encourager l’intégration.
La France doit mener une politique d’intégration ambitieuse qui devrait reposer sur l’équilibre entre les droits (accès à l’emploi, logement, santé) et les devoirs des migrants (respect des lois).
Une coopération active avec les pays d’origine, pour lutter contre les filières criminelles exige un investissement financier et culturel pour que les populations puissent vivre dignement dans leur pays.
Dans la France, pays des Droits de l’Homme, n’oublions jamais que nous sommes tous Citoyens du monde et tous frères en humanité.
« Tout homme a deux patries, la sienne et la France. » Benjamin Franklin.
Avelino Vallé