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Corinne Leveleux-Teixeira, conseillère municipale (PS), a informé Serge Grouard, maire d’Orléans, par courrier en date du 2 juillet 2009, des « graves dysfonctionnements » rencontrés dans le traitement de la demande qu’elle a faite afin de consulter le tableau des mises à jour de la liste électorale, dressé par la commission administrative en début d’année 2009.

Elle a indiqué au maire d’Orléans que malgré plusieurs courriels (12 et 18 juin), courriers (16 juin), appels téléphoniques (18 et 25 juin), elle n’a toujours pas eu la possibilité de consulter ce document.

Pourtant l’article R10 du code électoral prévoit cette communication « à tout requérant ».

En raison de l’émotion provoquée par les radiations survenues dans le bureau 52, à La Source, dans un quartier « dans lequel il est si difficile de mobiliser les citoyens », elle considère qu’il est nécessaire de « démontrer et pas seulement de dire que les opérations de radiation ont été faites de la manière la plus régulière et la plus transparente ».

Elle attend du maire d’Orléans qu’il mette « tout en œuvre, sans délai » pour permettre cette consultation.

Le groupe d’opposition « Socialistes, Verts et apparentés » se réjouit des propos de Serge Grouard lors de sa visite à la maison de la coquille dans le quartier Bourgogne concernant le respect de l’histoire de notre ville et sa volonté de rénover plutôt que de détruire les bâtiments anciens.

Nous lui demandons d’appliquer cet engagement à tous les quartiers de la ville et en particulier à la rue des Carmes. Son discours ne doit pas changer à chaque fois qu’il change de quartier.

Le bureau du groupe « Socialistes, Verts et apparentés »
Corinne Leveleux-Teixeira
Baptiste Chapuis
Jean-Philippe Grand

1. L’arrêté pour les mineurs de moins de 13 ans est de retour. Sans débat en Conseil Municipal, sans bilan chiffré de l’exercice précédent, l’adjoint Montillot relance à grand renfort de communication son couvre-feu pour les mineurs de certains quartiers d’Orléans.

Le groupe des élus socialistes verts et apparentés condamne le recours à ce couvre-feu. Il s’agit d’un coup de communication inutile, inefficace et stigmatisant.

- Inutile, car la législation actuelle permet déjà aux autorités de prendre toutes les mesures de protection des mineurs et ce toute l’année. C’est le cas à St Jean de la Ruelle qui agit au quotidien sans annonce médiatique.
- Inefficace, car chaque été seuls un ou deux jeunes sont concernés.
- Et enfin, stigmatisant car seuls certains quartiers sont visés. Ces quartiers sont ceux où les familles ne partent pas en vacances. Il ne suffit pas de prendre des mesures médiatiques, il faut aller au fond de la question et se demander pourquoi ces enfants sont seuls en ville.

2. Le nouvel arrêté municipal sur la question du caravaning est inacceptable. Il s’agit d’un arrêté qui avance masqué en visant tout particulièrement les gens du voyage. L’opposition préfèrerait que l’agglomération orléanaise se mette en conformité avec la loi en créant un nombre de places d’accueil suffisant plutôt que de mettre en place une nouvelle procédure de sanction mal venue.

3. L’arrêté anti-prostitution quant à lui, ne fait que déplacer le problème d’Orléans aux villes périphériques et de la prostitution de rue à la prostitution d’appartements. La prostitution à Orléans n’a donc pas disparu, elle s’effectue dorénavant grâce à Internet et aux petites annonces rendant extrêmement difficile le travail quotidien des associations de prévention et d’accompagnement des prostitués (Le Nid).

Le groupe des élus socialistes verts et apparentés demande qu’un débat autour de la pratique prostitutionnelle à Orléans se fasse, entre la ville et les associations œuvrant dans ce domaine, afin de revenir sur cet arrêté cynique.

4. Enfin, l’arrêté anti-bivouac qui ressemble plus à un arrêté anti-mendicité réservé uniquement aux grands axes commerçants du centre ville ne fait que déplacer un problème que la ville ne veut pas voir. La majorité municipale, avec ces arrêtés, cache la misère sociale d’Orléans sans s’en préoccuper et en traiter les causes.

Baptiste CHAPUIS
Conseiller Municipal PS d’Orléans

Reportage, sur France 3 Centre :

Les élus du groupe « Socialistes, Verts et apparentés » regrettent que la municipalité n’ait pas organisé l’évènement musical annuel dans les différents quartiers d’Orléans préférant une animation limitée à l’hyper-centre.

Les élus de l’opposition sont attachés au développement de tous les quartiers et non uniquement du centre ville.

Après avoir réussi à ce que le festival de Jazz se délocalise peu à peu dans toute la ville, l’opposition souhaite également que la Fête de la Musique puisse bénéficier au plus grand nombre grâce à une présence dans tous les quartiers d’Orléans.

Les élus socialistes verts et apparentés proposent donc que dès l’année prochaine une scène soit installée dans chaque quartier laissant se produire les talents de notre ville en lien avec les associations et comités des fêtes.

Baptiste CHAPUIS

Voici les prochaines permanences des élus du groupe “Socialistes, Verts et apparentés” dans les mairies de quartier :

St-Marceau :
Samedi 20 juin de 9h30 à 11h30, Michel Brard

Madeleine :
Samedi 20 juin de 10h à 12h, Jean-Philippe GRAND

Blossières-Acacias :
Samedi 27 juin de 10h à 12h, Elsa PELLOIE

Argonne :
Samedi 4 juillet de 10h à 12h, Baptiste CHAPUIS

La Source :
Samedi 11 juillet de 10h à 12h, Ghislaine KOUNOWSKI

Le groupe d’opposition municipale « Socialistes, Verts et apparentés » dénonce à nouveau les procédés utilisés par la Mairie d’Orléans pour asphyxier la Régie de Quartier de la Source.

Nous rappellerons que cette structure, créée en 1993 réalise un travail remarquable d’aide à la formation et à l’insertion tout en renforçant le lien social sur le quartier de la Source.

Dans un contexte économique difficile où le nombre d’allocataires potentiels du RSA a augmenté de 4,38% depuis début 2009 dans le Loiret, le quartier de la Source est très touché par cette récession économique. L’action de REPERES est donc indispensable sur ce territoire où de nombreux habitants sont déjà particulièrement fragilisés par des difficultés sociales liées à la perte d’emploi.

Pourquoi donc s’acharner sur la régie de quartier de la Source ? La Mairie d’Orléans a pris une décision politique qui est très claire : faire disparaître cette structure et l’absorber dans une association communale d’insertion.

Les justifications données jusqu’à présent par le Maire et son équipe ne sont pas recevables.

La situation économique de REPERES qui l’a conduit à être placée « en situation de sauvegarde » est la conséquence, nous le rappelons, de pertes de marché liées à la fermeture de bâtiments dans le cadre du Grand Projet de Ville.

D’autre part, l’activité d’une Régie de Quartier dépend des marchés proposés par la ville et des différents bailleurs sociaux. Des marchés d’entretien et de répurgation sont actuellement retirés progressivement à la Régie de Quartier de la Source sur des motifs de restructuration interne comme par exemple la perte du marché d’entretien de locaux au Parc floral en février, d’entretien d’entrée de bâtiments qui doit être fait maintenant par les gardiens d’immeuble de l’OPH (dont monsieur Olivier CARRE est le président), etc.

La volonté de réduire l’activité de REPERES est manifeste et aboutira à son arrêt de fonctionnement.

Conséquence : Le Tribunal de Grande Instance vient de décider que REPERES est placée maintenant en situation de « redressement judiciaire » pour 6 mois.

Beaucoup de questions se posent toujours.

- Quelle crédibilité peut on donner au Maire d’Orléans qui avait bien écrit dans ses propositions de campagne municipale « les régies de quartier continueront à bénéficier de notre soutien » alors que leur disparition pure et simple est en train de se réaliser !
- Quels sont les statuts de cette nouvelle structure municipale d’insertion que la Mairie veut mettre en place ? Aucune information n’a été jusqu’à présent diffusée lors des derniers Conseils Municipaux.
- Cette nouvelle structure répondra-t-elle aux objectifs spécifiques d’une Régie de quartier ?
- Et les financements ? Etat, région, conseil général étaient prêts à soutenir REPERES. Le désengagement volontaire de la Mairie a fait basculer REPERES dans cette situation difficile alors que la structure était viable. Est-ce que la Mairie est assurée d’obtenir tous ces financements ?
- Et l’avenir des salariés de REPERES ? Les réponses de la Mairie sont très vagues et aucune information sur les conditions de leur reprise dans cette nouvelle structure ne leur a été donnée jusqu’à présent. Nous comprenons leur inquiétude face à cet avenir incertain et déplorons que la Mairie ne s’en préoccupe pas plus.

Nous sommes scandalisés que l’on tue un outil d’insertion et de lien social comme REPERES. Nous condamnons fermement les agissements de la Mairie qui met clairement tout en œuvre pour une reprise en main politique de ce type de structure.

C’est très grave pour la vie démocratique de notre ville, pour le quartier de la Source et très inquiétant pour l’avenir d’autres associations pourtant si utiles à la vie de la cité comme l’avait bien démontré REPERES.

Pour le groupe de l’opposition « Socialistes, Verts et apparentés »

Ghislaine KOUNOWSKI, conseillère municipale
Michel BRARD, conseiller général, conseiller municipal

Le groupe Verts, Socialistes et apparentés ne peut que constater que depuis 2001 aucune évolution notoire n’est intervenue en faveur du tri sélectif à Orléans.

Huit années ont été perdues à tergiverser pour savoir si l’on devait prélever en porte à porte ou multiplier les points d’apport volontaire. Et de plus, la taxe d’ordure ménagère a plusieurs fois été augmentée sans contre partie pour les habitants.

Pourtant les orléanais sont prêts depuis de nombreuses années à faire l’effort de tri nécessaire à un comportement plus citoyen. Les rues qui bénéficient du tri sélectif voient le volume d’ordures ménagères baisser d’année en année. Les habitants sont de plus en plus nombreux à ne pas comprendre la politique de la ville qui, même si elle a délégué la collecte des déchets à la Communauté d’Agglomération, a tout de même un adjoint qui se trouve être le président de cette Agglo !

Nous réclamons, au nom des orléanais qui sont de plus en plus nombreux à nous alerter, une collecte de tri sélectif pour tous, pour aller à plus long terme vers une facturation individuelle et l’introduction du principe pollueur payeur.

Nous demandons de la communication pour inciter à réduire les déchets à la source (sans jeu de mot) ; le mieux étant encore la non production de déchets.

On se rappelle nos rues au mois de janvier pendant la grève des éboueurs, où l’on a eu le temps d’étudier le contenu des poubelles orléanaises et ainsi constater que le tri sélectif n’était pas le fort de notre ville !

Que l’on regarde notre jolie rue de Bourgogne dans laquelle les poubelles, face aux bars et restaurants, débordent avec en plus les préjudices esthétiques et odorants.

De très nombreuses agglomérations, plus grandes ou plus petites qu’Orléans, de droite comme de gauche ont mis en place des systèmes de collecte depuis plus de 10 ou 15 ans (Valenciennes, Issy les Moulineaux, Tours,…).

Et qu’on ne dise pas qu’elles n’ont rien fait à côté de cela, car elles ont aussi plusieurs lignes de tramway ou autres transports en commun en site propre. Certaines d’entre elles ramassent également dans un centre ancien.

Il faut aussi trouver une solution équitable pour les commerçants et restaurateurs du centre ancien, notamment pour cartons et verres. Car après avoir assuré que le ramassage des cartons triés par les commerçants était bien réalisé en centre ville, et après présentation des photos prouvant le contraire, le maire et son équipe municipale ont reconnu qu’il y avait bien un problème. Idem pour la promenade de 80 km pour les déchets triés.

Comment peut-on valoriser un agenda 21 à grand renfort de communication, quand un sujet majeur comme celui-ci n’est pas traité ?

Comment même parler de développement durable en ayant pris autant de retard ?

Nous voulons qu’Orléans puisse conjuguer le verbe trier au présent !

Marie-Thérèse Noël

Vendredi dernier 8 mai, pendant le cortège commémoratif en hommage à Jeanne d’Arc, l’évêque d’Orléans, répondant aux questions d’un journaliste, a cru bon de mettre en cause, une nouvelle fois, la fiabilité du préservatif comme moyen d’empêcher la transmission du virus du SIDA. Au cours de la même brève interview, il a paru considérer ce sujet comme une simple affaire d’opinion subjective, à laquelle toute personne est libre d’adhérer ou non, au gré de ses préférences (« A chacun ce qu’il croit essentiel. Et donc que des gens soient un petit peu fâchés que j’ai pu alerter sur le fait que c’était pas la solution miracle, c’est leur problème. Pour moi, je les laisse exprimer ce qui est pour eux une priorité »).

Ces errements sémantiques répétés, qui surviennent un mois après une première prise de parole désastreuse de Mgr Fort sur ce même thème ne sauraient être le fruit du hasard ou de la surprise, l’évêque sachant parfaitement qu’il serait de nouveau interrogé sur le SIDA. C’est pourquoi l’opposition municipale (groupe Socialistes, verts et apparentés), qui a défilé le 8 mai avec le ruban rouge de la lutte contre le SIDA, condamne, avec la plus grande fermeté, la teneur de ces nouvelles déclarations de l’évêque d’Orléans. Elle dénonce avec force l’ambigüité persistante de Mgr Fort sur un sujet qui ne devrait pourtant admettre aucune équivoque. Oui, le préservatif est le seul moyen efficace pour lutter contre la propagation d’une maladie que la médecine est, à ce jour, incapable de guérir. Non, sa fiabilité n’est pas une question d’appréciation personnelle mais une vérité scientifique qu’il faut répéter, et répéter sans cesse, en particulier auprès des jeunes générations. Alors que le nombre de cas de SIDA ne cesse d’augmenter, en France (5000 à 6000 contaminations annuelles) et dans le monde (+ 2, 7 millions de nouvelles contaminations), les propos de l’évêque d’Orléans, par leur désinvolture, tendent à minimiser un phénomène qui tue chaque année 2 millions de personnes. Face à un tel fléau, les polémiques calamiteuses sur la fiabilité du préservatif ne sont pas de mise. Certes, les traitements actuels du SIDA permettent d’en diminuer significativement la mortalité ; mais il convient de rappeler que les personnes atteintes restent toujours porteuses du virus. Les progrès thérapeutiques enregistrés ont par contre entrainé une “banalisation” de la maladie susceptible de conduire à une sous-estimation dramatique de sa gravité. Alors que la vigilance à se protéger du virus du sida semble se relâcher, les propos de Mgr Fort sont particulièrement malvenus et irresponsables.

Doté par ses fonctions d’une forte autorité morale, l’évêque d’Orléans ne peut se permettre des approximations aussi lourdes de conséquences dans une matière aussi sensible. En confondant discours religieux et discours scientifique, en relativisant les consignes de prudence, Mgr Fort n’a pas seulement totalement manqué de sens pastoral : il a pris la lourde responsabilité d’inciter les personnes les plus fragiles et les plus influençables à mettre en doute l’efficacité de la seule protection connue contre un virus mortel. Scientifiquement infondés, pédagogiquement désastreux, socialement irresponsables, ses propos forment un discours de mort qu’il se doit de récuser au plus vite. Définitivement et irrévocablement cette fois.

Corinne Leveleux-Teixeira

crmandat2009Cela fait un an que les élus notre groupe sont au service des orléanais.

Afin de présenter à toutes et à tous notre action, nous venons de publier notre premier compte-rendu de mandat.

Vous pouvez le télécharger grâce aux liens ci-dessous :
(plusieurs fichiers en raison du volume)
Edito
Partie 1
Partie 2
Partie 3
Partie 4

Monsieur le Président,

À l’occasion du conseil municipal d’Orléans du 27 mars dernier, où vous étiez présent, j’ai évoqué les difficultés à venir en matière de déplacement, du fait des travaux de la deuxième ligne de tram.

Ayant participé à la mise en oeuvre de la première ligne, je sais à quel point un tel chantier va perturber tous les types de déplacements.

Il a été dit durant le conseil “qu’Orléans bouge”. Il se trouve que certains habitants bougent moins vite que les autres, du fait de difficultés diverses, physiques, motrices, sensorielles, mentales, intellectuelles, mais aussi en raison de l’âge ou de toute autre problématique.

Au fil des jours, l’évolution dans le temps et dans l’espace des différentes phases de travaux, “déviations de réseaux, construction de la plateforme, construction des stations, travaux divers de voirie”, va modifier à plusieurs reprises les repères habituels, les parcours, la localisation des arrêts de bus…

J’ai posé la question : « Qu’est-il prévu comme dispositifs pour accompagner cette phase délicate et difficile, pour toutes ces personnes ? »

N’ayant pas eu de réponse concrète à cette interrogation, et considérant d’une part l’importance de cette perturbation qui n’est pas sans risque pour les usagers des transports, et d’autre part l’urgence de la mise en oeuvre de solutions concrètes, du fait du démarrage des travaux, dans un délai rapproché, je me permets, afin d’être constructif, de suggérer quelques mesures simples.

Mes propositions sont directement inspirées du dispositif qui avait pu être mis en place pour la première ligne de tram, et qui, je peux en témoigner, a fonctionné durant toute la durée du chantier.

Afin de répondre au mieux aux préoccupations liées à cette période de transition, je pense que trois éléments doivent figurer dans un tel dispositif :

1. un service d’accompagnements : un certain nombre de personnes, du fait de leurs déficiences, « cécité, handicap moteur, troubles d’orientations… » ont besoin dans un contexte de « grand chantier » d’un accompagnement humain pour tout simplement effectuer leur déplacement habituel, si celui-ci d’une manière ou d’une autre croise la zone des travaux. Pour la première ligne, nous avions soutenu la création d’emplois aidés dans le cadre d’un collectif associatif, avec la création d’un véritable service d’accompagnement travaillant étroitement avec la SEMTAO.

2. une information mise à jour au quotidien : dans le même esprit, un partenariat avec ce service d’accompagnement, le monde associatif et le maître d’ouvrage, avait permis en allant quotidiennement sur les sites en chantier, de signaler les secteurs les plus difficiles et les parcours à modifier ou corriger.

3. une information spécifique : de même, il convient d’apporter une attention toute particulière sur les supports d’informations destinés à des publics spécifiques. Dans le handicap psychique, sensoriel « auditif ou visuel », pour les personnes âgées en perte d’autonomie, une information adaptée doit être prévue les informant sur les dates, la localisation, la nature des travaux, et cela à chaque changement.

Ce ne sont là, Monsieur le Président, que quelques suggestions synthétiques, que je pense, par ailleurs, de bon sens.

Je reste, bien sûr, à votre disposition pour vous exposer en détail mes propositions.

Le déplacement demeure un enjeu complexe pour toutes les personnes à mobilité réduite, quelle que soit l’origine de cette restriction de mouvement. Les travaux d’aménagements, indispensables dans un projet de tramway, du fait de leur ampleur et de leur durée, représentent un cas particulier nécessitant des mesures particulières.

Je souhaite, Monsieur le Président, faire œuvre utile en vous soumettant ces propositions et en espérant vivement que les élus de l’agglomération d’Orléans voudront bien les prendre en compte.

Recevez, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

Michel BRARD
Conseiller municipal
Conseiller général d’Orléans-St Marceau

Dans le cadre de sa politique en faveur de différents quartiers d’Orléans et notamment pour le quartier de la Source, la Ville devrait normalement soutenir les associations qui conduisent des projets favorisant l’accès à l’emploi et le développement économique, la santé, l’habitat et le cadre de vie, la réussite éducative, la citoyenneté et la prévention de la délinquance.
Ce soutien doit se traduire par des subventions de la Ville à ces associations pour leurs actions sur le territoire du quartier.

Dans le quartier de la Source, de nombreuses associations jouent depuis longtemps un rôle déterminant, particulièrement dans le domaine de la cohésion sociale. Avec la crise économique, le chômage progresse dans le Loiret (+ 5,5 %) et le quartier de la Source n’est évidemment pas épargné, avec notamment des réductions d’effectifs et des fermetures d’entreprises déjà engagées.
Dans ce contexte difficile, le travail de toutes ces associations comme acteur de terrain est indispensable pour maintenir le lien social et aider des habitants du quartier qui risquent de se trouver dans des situations de plus en plus difficiles.

En tant qu’élus municipaux de la ville d’Orléans et habitant la Source, nous sommes très inquiets des décisions récentes de la Ville en matière de subventions à ces associations sourciennes qui oeuvrent dans le domaine de la cohésion sociale.
Lors du dernier conseil municipal fin mars, seules trois associations du quartier ont vu leur demande acceptée alors que huit autres se sont vues refuser ou ajourner leur demande de subvention alors qu’elles sont reconnues pour leur action locale dans ce domaine.

Les élus municipaux de la majorité justifient leur décision par « pas de saupoudrage.. ». Sur environ 80 000 euros demandés, seul environ 19 000 euros ont été accordés. La municipalité actuelle n’a pourtant pas ce type d’état d’âme quand il s’agit de participer au financement de l’Inexplosible dont le coût global s’est élevé à 940 000 euros. Il ne s’agit plus ici de « saupoudrage » mais de sommes énormes englouties dans un projet qui prend l’eau!

La Régie de Quartier de la Source a déjà été gravement pénalisée par cette politique de la Ville « Un puits sans fond… » avait déclaré le Maire d’Orléans au sujet de cette association, pourtant considérée tout à fait viable par le Tribunal d’Orléans.
Le Maire d’Orléans n’a visiblement pas les mêmes scrupules lorsqu’il s’agit de financer un bateau sur la Loire qui coûte très cher à la collectivité « Bateau sans …fond » et pour quelle utilité sociale ?

Où est le sérieux et l’engagement responsable de nos élus municipaux dans ce contexte de crise économique grave ?
Nous dénonçons donc vigoureusement cette attitude partisane et irresponsable de la municipalité qui, nous le pensons, devrait au contraire accroître son soutien à toutes ces associations dans le contexte de crise actuelle.
C’est non seulement une question de bon sens mais c’est aussi vital pour notre quartier !

Ghislaine Kounowski, Michel Ricoud, Marie-Denise N’Ganga

Monsieur le Maire,

En tant qu’élus municipaux et habitant à la Source, nous tenons à vous rappeler notre attachement à privilégier une proximité avec les Orléanais et notamment avec les habitants de notre quartier.

Pour favoriser ce contact avec nos concitoyens, il est important que nous puissions assurer un accueil de proximité de façon régulière à la mairie de quartier de la Source.

Or, le « règlement » que vous avez édicté au titre de la Charte de la participation citoyenne ne permet qu’au seul élu municipal d’opposition désigné au CMA de tenir, une fois par mois, une permanence dans sa mairie de quartier.

Cette restriction est d’autant plus injustifiée que plusieurs élus municipaux de votre majorité sont manifestement autorisés à tenir des permanences plusieurs fois par mois dans cette même mairie de quartier de la Source.

Vos différentes réponses à nos demandes réitérées nous renvoient à une étrange logique de partage de ce temps de permanence entre les deux élues d’opposition présentes au CMA de la Source, Marie Denise N’Ganga et Ghislaine Kounowski, soit 3 heures par mois à diviser par deux. Ce qui est vraiment peu pour assurer l’accueil dans un quartier de 22 000 habitants ! Vous refusez ainsi obstinément que Michel Ricoud puisse, au titre de son mandat de conseiller municipal, accueillir les habitants du quartier.

Respecter les habitants d’un quartier, c’est aussi respecter ceux qui souhaitent rencontrer un conseiller municipal d’opposition dans des conditions normales d’accueil en mairie de quartier.

Nous ne pouvons penser que des considérations matérielles puissent s’opposer à notre requête. Nous vous rappelons que la Ville d’Orléans s’est engagée dans l’agenda 21 « à permettre à tous les citoyens un accès plus facile aux élus » et que vous avez vous même déclaré dès le début de votre nouveau mandat en tant que Maire d’Orléans qu’ « il ne peut exister de ville qui ne soit ville de tous et pour tous ».

Vous sachant d’ailleurs très attaché à « ce que nous puissions, dans un climat de respect mutuel, dans l’intérêt commun de nos concitoyens, travailler avec sérénité pour l’avenir de notre ville » nous vous sollicitons donc, Monsieur le Maire, une nouvelle fois pour que, en tant qu’élus municipaux, nous puissions tenir respectivement des permanences dans notre mairie de quartier, à la Source.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre considération distinguée.

Ghislaine KOUNOWSKI, Michel RICOUD, Marie-Denise N’Ganga

Le groupe des élus Socialistes Verts et Apparentés d’Orléans condamnent avec fermeté les propos de l’évêque d’Orléans. La remise en cause de la fiabilité du préservatif dans la lutte contre le SIDA est une contre-vérité honteuse, une erreur scientifique grave. Le SIDA ne passe pas à travers le préservatif !

L’évêque d’Orléans ayant une influence morale, les conséquences de ces paroles sont criminelles, qui plus est à direction de la jeunesse. En outre, l’attitude qui consiste à étayer un précepte religieux (abstinence) sur une pseudo argumentation scientifique relève de la malhonnêteté intellectuelle.

Nous demandons donc le retrait public de ces propos et la condamnation officielle de cette théorie farfelue sans fondement scientifique.

Baptiste CHAPUIS

Pour faire face aux oppositions à ce projet de “future Arena”, dont il savait qu’elles risquaient d’être houleuses lors de la réunion publique du 19 mars à Saint-Marceau, Serge Grouard a battu le rappel de tous les soutiens possibles.

Il y avait bien évidemment Olivier Carré, premier adjoint chargé de l’urbanisme, qui a prouvé ailleurs à Orléans qu’il saura bétonner avec application cet îlot de verdure. Il y avait aussi Michel Martin, adjoint aux finances, chargé de laisser croire que le projet tient la route financièrement et de faire oublier les dépenses annexes (transfert de l’hippodrome, aménagements routiers, achat du terrain Famar pour construire un grand parking, etc.) qui alourdiront immanquablement la note (déjà salée) des 50 millions d’euros annoncés.

Il y avait encore Gérard Gainier, élu du quartier non pas lors des élections mais par la grâce d’une seule voix, celle de Serge Grouard. Mais aussi, pour l’aspect sportif du dossier, Martine Grivot et Philippe Pezet (chargé sans doute de rappeler à tous la meilleure manière de soutenir une équipe de basket…), et quelques autres élus de la majorité municipale, moins concernés mais appelés en renfort…

Pour conforter encore sa conviction, Serge Grouard avait convié également les élus de communes voisines, comme Thierry Cousin, maire de Saint-Pryvé, qui va devoir maintenant ramer pour imposer ce projet à son conseil municipal, ou Hugues Saury, peut-être soulagé de ne pas avoir à affronter ce genre de difficultés sur sa commune d’Olivet…

Et Last but not least, Charles-Eric Lemaignen nous a rejoint après le conseil d’agglo, soucieux sans doute de compter les points et heureux de voir qu’il n’est pas le seul à être contesté dans sa politique.

Devant un tel déploiement de force, comme souvent dans ces cas-là, c’est sans doute grâce à ceux qui n’étaient pas là que l’on peut mieux comprendre ce sur quoi ce projet fait l’impasse.

Il n’y avait pas Marie Cugny-Seguin, celle qui aurait pu, à la faveur des recommandations du pacte écologique de Nicolas Hulot, devenir première adjointe pour veiller à une réelle application transversale du développement durable. Il n’y avait pas non plus Quentin Thomas, délégué à la biodiversité, pourtant élu du quartier.

Bref, on devine que, dans ce projet, les préoccupations environnementales seront allègrement piétinées. La protection des bords de Loire, les risques d’inondations, la nécessité d’infrastructures routières importantes… Du point de vue du développement durable, cette construction est injustifiable. Son impact écologique est potentiellement énorme, non seulement sur le site mais aussi par les dommages collatéraux liés aux travaux, aux flux routiers générés, aux dépenses énergétiques de fonctionnement… quand bien même cette immense coquille souvent vide serait construite en HQE ! Et l’on peinera à entrevoir les aspects économiques et de cohésion sociale qui pourraient rendre cet équipement indispensable à cet endroit… Seule émerge la volonté d’une réalisation marquante et visible, clinquante plus que rayonnante.

Dès 2006, la ville d’Orléans s’inscrivait dans les actions du “défi pour la terre” de la fondation Nicolas Hulot. Il serait intéressant de savoir ce que celui-ci pense de ce projet. Serge Grouard s’est engagé dans une démarche d’Agenda 21 en réduisant celle-ci à une liste de bonnes intentions, et en oubliant sans cesse qu’elle exige dans ses principes une large consultation préalable (ici le projet et le site sont imposés) et une évaluation constante au regard du développement durable (ici, pas même une étude d’impact n’est envisagée !).

Mme Cugny-Seguin rêvait sûrement d’orienter vers des développements plus écologiques les projets de la majorité municipale. Preuve est faite qu’elle n’était qu’un alibi, une double caution politique de circonstance (pour son étiquette modem et pour sa connaissance des dossiers environnementaux). Une fois élu, Serge Grouard fait peu de cas de son avis et l’on comprend bien que son intérêt n’était qu’un leurre…

Jean-Philippe Grand

Avec l’ouverture des premiers chantiers, la gestion du projet tram est enfin passée de la phase de communication à celle des réalisations. Force est de constater que celle-ci s’effectue, pour l’instant, en mode panique. Le tracé du tramway retenu par la ville, qui traverse une grande partie du centre ancien et emprunte des rues qui ne se prêtent guère à cet exercice, avait en effet toutes chances de maximiser les problèmes. Le défaut d’information des riverains et le manque de concertation en amont, notamment avec les associations de quartier, détentrices d’une réelle expertise en matière de flux de circulation, a encore accru les difficultés matérielles de mise en œuvre.
De fortes interrogations ont déjà été relevées à propos de la desserte du faubourg Madeleine par les transports en commun au long de la durée des travaux. Les incertitudes qui pèsent sur le devenir de la rue des carmes sont également bien connues. L’opposition municipale (Groupe « Socialistes, Verts et apparentés ») entend aujourd’hui attirer l’attention sur une autre portion du trajet intra-mails, qui risque d’occasionner une belle pagaille si aucun remède n’y est apporté : la liaison entre la place de l’Etape et le boulevard Alexandre Martin.

En l’état, que prévoit en effet le projet CLEO ?
1) La rue Théophile Cholet devient une voie piétonne ;
2) Dans la rue Fernand Rabier et la place Halmagrand, la circulation se fera sur deux voies dans le sens sortant et une voie dans le sens entrant.

Or, si l’on prend comme point de référence le comptage des véhicules effectué par les services municipaux et rendu public lors d’un récent atelier de circulation, la rue Théophile Cholet accueille actuellement 6200 véhicules/jour dans le sens entrant (sur deux voies), et la rue Fernand Rabier 10780 véhicules/jour dans le sens sortant (toujours sur deux voies). Dans la nouvelle configuration liée au Tram, la rue Fernand Rabier, privée de places de stationnement, passerait donc à 3 voies de circulation sensées absorber un potentiel de près de 17 000 véhicules jour. En outre, ces véhicules circuleront à double sens (deux voies sortantes et une entrante), alors que le gabarit de la rue n’est absolument pas adapté pour supporter de telles charges. A titre de comparaison, le boulevard Alexandre Martin, conçu, lui pour absorber des flux importants, comptabilise une circulation de 16 900 véhicules/jour sur quatre voies, à l’aplomb de la place Halmagrand.

Certes, l’arrivée du tram devrait supprimer, tout au moins, on peut l’espérer, une partie de ces déplacements motorisés. Par ailleurs, nombre d’automobilistes vont vraisemblablement adopter des stratégies de contournement et emprunter des itinéraires de délestage en s’égayant dans les rues alentour pour éviter ce qui risque de devenir un gros point noir de la circulation à Orléans. L’impact négatif pour l’ensemble du quartier n’en est pas moins considérable, alors même qu’il jouissait jusqu’à présent d’une grande tranquillité, appréciée de ses riverains. Il soulève au moins plusieurs questions, que l’opposition entend porter en conseil municipal mais aussi au sein du conseil de quartier Bourgogne-République.
- Quelles mesures veut prendre la mairie pour faire face à ces nuisances ?
- Comment entend-elle accompagner la transformation d’une rue de taille moyenne en un véritable boulevard urbain ?
- Quelles propositions de stationnement seront faites aux habitants des rues Théophile Cholet et Fernand Rabier ?

Alors que le projet CLEO devrait permettre de promouvoir des circulations douces, à Orléans, faute d’une gestion cohérente et prévisionnelle de ses effets, la traversée du centre par le Tram risque de se transformer en un véritable cauchemar automobile.

Corinne Leveleux-Teixeira, membre du CMA Bourgogne-République

Voici les dates des premières permanences organisées par les élus du groupe d’opposition « Socialistes, Verts et apparentés » dans les mairies de proximité d’Orléans :

- Samedi 21 mars de 9h30 à 11h30 : Michel BRARD, à la mairie de St Marceau
- Samedi 21 mars de 10h à 12h : Ghislaine KOUNOWSKI, à la mairie de La Source
- Samedi 4 avril de 10h à 12h : Baptiste CHAPUIS, à la mairie de l’Argonne
- Samedi 18 avril de 10h à 12h : Ghislaine KOUNOWSKI, à la mairie de La Source
- Samedi 16 mai de 10h à 12h : Ghislaine KOUNOWSKI, à la mairie de La Source
- Samedi 16 mai de 10h à 12h : Baptiste CHAPUIS, à la mairie de l’Argonne
- Samedi 6 juin de 10h à 12h : Baptiste CHAPUIS, à la mairie de l’Argonne

D’autres permanences sont en cours d’organisation.

Ce dont ont besoin les joueurs et l’entraîneur de l’Entente Orléanaise de basket, c’est de soutien et surtout pas de leçons venant d’un supporter-maire qui ne sait pas apprécier le travail énorme réalisé par Philippe Hervé depuis qu’il est aux commandes de l’équipe.

Pour avoir joué et été dirigeant de club de basket pendant 25 ans, je sais que le “coup de gueule” du principal sponsor d’une équipe sportive est souvent dévastateur. Serge Grouard n’obtiendra rien de bon en oubliant que notre équipe est 1ère du championnat de Pro A, que Philippe Hervé a déjà, quoiqu’il arrive, prouvé sa compétence et ses qualités humaines essentielles pour constituer une équipe.

Et c’est bien çà l’important: Orléans a une équipe ! Un groupe d’hommes déterminés qui ont hissé notre ville au plus haut niveau du basket français comme ont pu le faire Limoges, aujourd’hui en Pro B ou encore Pau-Orthez, bien mal en point aujourd’hui.

Alors non, le sport n’est pas une science exacte, il y a des hauts et des bas, et même si nous comprenons bien que politiquement le moment est mal choisi pour Serge Grouard qui défend tant bien que mal son grand équipement sportif à l’île Arrault, nous lui demandons de réagir posément à la situation et de soutenir notre équipe plutôt que de la démoraliser un peu plus.

Jean-Philippe GRAND

Mardi soir 10 mars s’est tenue à la mairie de proximité de la place de la République le premier atelier thématique consacré au «fonctionnement» de la rue des Carmes. La réunion était animée par Catherine Mauroy (adjointe pour le centre ville), en présence de Mme Ricard (conseillère déléguée pour le quartier Carmes Bannier), de M. Foussier (adjoint pour le commerce) et plusieurs membres des services techniques de la ville d’Orléans.

A cette occasion, les participants à la réunion ont pu prendre connaissance des «avantages» du projet d’urbanisme sensé justifier le sacrifice d’une partie de la rue des Carmes et l’expropriation de certains de ses habitants.

Première donnée : les logements.
Actuellement, les immeubles promis aux bulldozers comptent «environ» 90 logements. La grandiose opération d’urbanisme projeté permettra d’en construire une soixantaine, soit une perte sèche d’une trentaine d’unités.

Deuxième donnée : les places de parking.
Pas moins de 3 nouveaux parkings vont être en effet construits dans un rayon de 500 mètres : un sous l’actuelle trémie Jaurès, un rue des Carmes, et un au Cheval rouge. L’ensemble comptabilisera à peu près un millier de places. Pas de chance, moins de 15% de ces places seront réservées aux riverains.

Troisième donnée, la plus importante : le commerce.
Le traitement du quartier va permettre la floraison de 4 «espaces commerciaux» de grandes capacités (1000 m2 rue des Carmes ; 1200 m2 sur trois niveaux place du Cheval rouge, accouplés au fameux parking). Nous formons tous des vœux ardents pour que ces locaux trouvent preneurs à un rythme un peu plus soutenu que ceux de l’infortunée halle de la Charpenterie, vide depuis 8 ans (ce qui nous laisserait jusqu’à 2021, puisque les travaux d’aménagement sont sensés être «finalisés» en 2013).

Au total, face à un projet d’urbanisme bien modeste dans ses réalisations quoique bien coûteux pour la ville (AUCUN CHIFFRAGE financier, même estimatif, n’a d’ailleurs été annoncé lors de cette réunion), les vrais enjeux de l’entreprise sont ailleurs : dans la caisse enregistreuse des magasins. Malgré les animations numériques en couleurs sur fond de ciel bleu, le projet Carmes est d’une triviale banalité. Il s’agit beaucoup plus d’une requalification commerciale doublée d’une opération de stockage des voitures que d’un plan d’aménagement et de valorisation du quartier.

L’opposition municipale (Groupe «Socialistes, Verts et apparentés») dénonce donc avec force les contradictions d’une entreprise déjà ringarde avant même d’avoir vu le jour. Écologiquement, c’est une catastrophe. Alors que nos concitoyens, soucieux d‘économiser leur porte-monnaie et leur planète, délaissent de plus en plus leurs véhicules pour marcher ou emprunter les transports en commun, alors que l’AgglO, après maints errements, investit 315 millions d’euros dans la construction d’une deuxième ligne de tram, la ville d’Orléans promeut la circulation automobile, multiplie les parkings en plein centre ville et encourage le recours à un mode de déplacement coûteux et polluant. Voilà de quoi faire se retourner le Grenelle de l’environnement dans l’arrière placard où il a été oublié !

Commercialement, ce n’est pas mieux. A quoi rime cette volonté municipale de multiplier les espaces commerciaux de grande capacité (plus de 400 m2), alors que les habitudes de consommation changent au bénéfice du petit commerce de proximité ? Pourquoi prendre le risque d’un nouveau Waterloo boutiquier à l’heure où les locaux
déjà construits ailleurs (comme aux halles) et dévolus à de grandes enseignes ne trouvent pas preneurs ? Pourquoi multiplier les mètres carrés de vente alors que M.Foussier s’avère déjà incapable de trouver un successeur au Champion de la Source et au Lidl de l’Argonne ?

Ce n’est pas la rue des Carmes qui a besoin d’un atelier de «fonctionnement». C’est ce projet Carmes qui ne fonctionne pas.

Corinne Leveleux-Teixeira

La crise économique n’épargne pas le Loiret. La situation économique continue à se dégrader, des entreprises ferment, des emplois disparaissent, le pouvoir d’achat des ménages diminue ! Dans ce contexte économique difficile, les élus municipaux du groupe de l’opposition « Socialistes, Verts et Apparentés » s’indignent de la récente décision de l’Agglo qui entérine une augmentation des impôts locaux en 2009 de 4,5 % !

Quelle injustice pour les ménages de l’agglomération orléanaise !
Rappelons que ces ménages ont déjà subi une hausse de 4,2 % en moyenne de la gamme des tarifs du réseau de bus et du tram de la SETAO début janvier 2009. (+ 7,7 % pour le prix du ticket unitaire par exemple).

Les habitants de l’agglomération vont, en fait, devoir payer les atermoiements et l’incapacité du Président de l’Agglo et de sa majorité à mener correctement un certain nombre de projets importants.

Les justifications de ces hausses données par Monsieur Lemaignen, Président de l’Agglo ne sont pas acceptables. Les exemples ne manquent pas et les chiffres parlent d’eux même.

- la deuxième ligne de tram : elle est indispensable pour l’avenir de l’agglomération et est plébiscitée par les habitants de l’Agglo. Mais depuis 7 ans, toujours aucun nouveau tram à l’horizon ! Si on a de la chance…peut être….2013 ! De projet en projet, d’hésitation en hésitation, que de temps et d’argent perdus avec un record atteint : le coût de cette nouvelle ligne a pratiquement doublé (de 16,4 millions d’euros au km pour la première ligne à 29,5 millions d’euros au km pour la deuxième ligne !). Nous aurons la primeur d’avoir probablement la ligne de tram la plus chère de France.

- la gare d’Orléans : La communauté d’Agglomération a imposé à la SNCF de conduire le chantier de la nouvelle gare d’Orléans au plus vite pour pouvoir l’inaugurer en janvier 2008. C’est donc une gare inachevée qui a été inaugurée… deux mois avant les élections municipales. Le problème est qu’actuellement le budget prévu pour la réalisation complète de la gare est épuisé alors qu’il faut rappeler que de nombreuses malfaçons sont apparues comme le défaut d’étanchéité de la toiture ce qui a engendré des travaux supplémentaires, l’absence de toilettes, de cafétéria et de distributeur de billets et toujours pas de liaison tram-train. Le chantier de la gare est en panne avec un financement dépassé !

- l’Inexplosible : Il a coûté 940 000 euros. L’exploitation commerciale est peu rentable, la fréquentation peu importante et quand il navigue, il prend l’eau. Un projet qui coûte cher aux contribuables pour un résultat médiocre !

- le port fluvial d’Orléans : Des sommes importantes sont allouées à ce port : environ 1 million d’euros par an (frais d’investissement et de fonctionnement compris) notamment pour le balisage d’un parcours de navigation pour l’Inexplosible qui finalement ne navigue pas. En réalité pour quelle activité portuaire et fluviale ? aucune…

- et n’oublions pas l’augmentation des indemnités des élus de l’Agglo votée en 2008 !

Le bilan est sévère pour le président de l’Agglo et sa majorité et la note encore plus sévère pour le portefeuille des habitants de l’Agglo !

Ghislaine KOUNOWSKI

Les élus des groupes Socialistes, Verts, Radicaux de Gauche et apparentés d’Orléans et de St-Pryvé-St-Mesmin (Saint-Pryvé Pour Tous) tiennent à exprimer leur inquiétude et leur incompréhension devant deux aspects du projet de grand équipement sportif en lieu et place de l’hippodrome :

Premier aspect, la manière dont à la fois les habitants, riverains tout particulièrement, et les élus concernés sont privés de toute information sérieuse et précise sur la nature exacte du projet. Des annonces sont faites ici ou là par le maire d’Orléans laissant entendre que tout est déjà fixé, qu’un comité de pilotage « pilote », qu’un comité technique « expertise », sauf qu’à aucun moment, dans les deux conseils municipaux d’Orléans et de St-Pryvé, l’ensemble des élus n’ont été informés et ou associés à la démarche.

Deuxième aspect, le choix de la localisation. Nous sommes plus que circonspects sur le choix du site de l’île Arrault pour ce grand équipement.

Nous rappelons ici, que dans les orientations d’urbanisme de l’agglomération, il est indiqué qu’il faut préserver les espaces verts ligériens. Ne serions-nous plus ici sur les rives de la Loire ?

Par ailleurs, c’est aujourd’hui le seul espace vert de ce quartier.

Il y a peu, sur le même site, il a été décidé de reconstruire l’usine de traitement des eaux usées. Pour faire admette cette reconstruction in situ, les promoteurs de l’AgglO de cette réalisation ont mis en avant la volonté de préserver un site particulièrement riche sur le plan environnemental et paysager, et alors, on nous a dit :
1 – On fera une structure quasi invisible, enterrée, et beaucoup plus réduite que la précédente.
2 – Comme sur le reste du site ce sera un espace vert de grande qualité, tout sera végétalisé.

Ce respect du site serait-il devenu brutalement quantité négligeable?

Le PPRI “plan de prévention des risques d’inondation” qui s’applique à tous les habitants du secteur du Val, et qui contraint beaucoup la moindre petite construction d’un particulier, n’aurait-il plus de réalité aujourd’hui pour une super structure ?

En outre, quid des accès à un équipement dont on nous dit qu’il aura la capacité d’accueillir 10000 personnes ?

Nous rappelons que l’environnement du site de l’hippodrome n’est pas un désert ni une friche mais un vrai quartier habité, avec des centaines de familles à travers un réseau de voirie de petit gabarit, aux trottoirs étroits voire inexistants.

Toutes les familles qui résident là, apprécient de façon unanime le calme et la quiétude de ce quartier et c’est pour cela qu’ils ont choisi d’y vivre.

D’où notre interrogation, toujours sans réponse sérieuse, du pourquoi le choix du site de l’Ile Arrault ?

Ce choix, face à toutes les interrogations nombreuses et d’importance, demeure très contestable et nous le contestons.

Nous demandons, qu’une large information soit faite sur l’intégralité de ce projet et sur les arguments qui ont conduit à déterminer la localisation actuelle. Depuis deux mois maintenant, le Maire d’Orléans s’exprime dans les médias sur ce projet mais sans donner d’éléments tangibles sur les questions qui préoccupent nos concitoyens.

Devant cette façon de faire, nous estimons aujourd’hui que ce choix d’implantation n’a été déterminé que par une seule motivation : le désir de laisser une trace visible, dans un endroit particulièrement dégagé, sans se soucier le moins du monde ni des habitants du lieu ni de l’environnement tout en prétendant être le chantre du développement durable.

Les commerces de proximité souffrent à Orléans. Après le Champion de La Bolière (La Source), c’est au Lidl de l’Argonne (place Mozart) de baisser le rideau.

Cette fermeture soudaine entraîne une grande inquiétude des habitants de l’Argonne : cette fermeture est-elle définitive ?

Ces habitants trouvaient sur place, dans ce magasin, des prix adaptés à leurs revenus.

Les commerçants du centre commercial sont également surpris et inquiets de cette fermeture si rapide.

Aucune information n’a été donnée, à ce jour aux habitants ou aux autres commerçants. Pourquoi ce silence ?

Micheline Prahecq, conseillère générale de l’Argonne, et Baptiste Chapuis, conseiller municipal, représentant de l’opposition au Conseil de quartier,
- exigent qu’une information claire soit transmise aux habitants et aux commerçants du quartier sur le devenir de ce commerce de proximité ;
- attendent une mobilisation forte de la municipalité pour le maintien d’un commerce de proximité indispensable à la survie du centre commercial de la place Mozart ;

Micheline Prahecq, conseillère générale de St Marc-Argonne
Baptiste Chapuis, conseiller municipal représentant l’opposition à l’Argonne

Orléans, le 4 mars 2009

Monsieur le Député-Maire,

La commission Balladur vient à peine de rendre son rapport sur la réforme des collectivités territoriales en France. Ce rapport émet de nombreuses hypothèses et quelques préconisations. Le débat sur la réforme des collectivités a pourtant pris, ses derniers jours, une tournure étonnante dans notre département.

Lors de ce débat autour d’une refonte du périmètre de la région Centre, est apparue l’idée saugrenue d’un rattachement du Loiret à la banlieue parisienne. Cette position portée par le Président du Conseil Général est plus que surprenante, car elle entraînerait la remise en question pour Orléans de son statut de capitale régionale.

Pour répondre à cette idée de rattachement, nous vous proposons d’inscrire à l’ordre du jour du prochain Conseil Municipal un débat sur l’avenir d’Orléans et de son rayonnement. Ce débat permettra de dépasser les clivages politiques et de défendre le statut de capitale régionale de notre ville. Nous n’avons pas besoin de vous rappeler que défendre ce statut c’est défendre notre université, nos laboratoires de recherches mais également le maintien des sièges sociaux des entreprises, le rayonnement d’Orléans et donc les intérêts des Orléanais.

Ce débat pourrait permettre également le vote, nous l’espérons à l’unanimité, d’un vœu du Conseil Municipal pour le maintien de ce statut. Ce vœu pourra ensuite être transmis au Préfet et au Président de la République afin de marquer notre attachement au statut de capitale régionale.

Nous restons à votre disposition pour échanger sur la rédaction du vœu que le groupe des élus « Socialistes, Verts et Apparentés » est prêt à soutenir avec force.

En espérant vivement que notre demande trouve un écho favorable, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Député-Maire, nos sincères salutations.

Les élus du groupe “Socialistes, Verts et apparentés”

Comme annoncé lors du Conseil municipal du 19 décembre 2008, les élus des groupes « Socialistes, Verts et apparentés » et « Communiste et progressiste » ont déposé ce jour une demande de création d’une mission d’information et d’évaluation qui aura pour objet de s’assurer que la Ville d’Orléans, d’une part, et la SEM Entente Orléanaise, d’autre part, respectent les engagements qu’elles ont pris après les observations de la Chambre Régionale des Comptes.

Par cette nouvelle initiative, les élus de l’opposition souhaitent ainsi que les excellents résultats sportifs de l’Entente orléanaise ne soient pas mis en péril par une gestion financière critiquée.

Ils espèrent que la création de cette commission demandée par l’opposition dans le cadre de l’article L.2121-22-1 du Code général des collectivités territoriales sera approuvée par l’ensemble des élus lors du prochain Conseil municipal.

En moins d’un an, la municipalité d’Orléans a déjà dépensé plus d’un million d’euros pour acheter des appartements voués à la démolition. Situés dans la partie de la rue des Carmes frappée par un projet d’alignement qui n’a, au demeurant, toujours pas été formellement acté, ces biens n’ont en effet pas vocation à être réaménagés ou réoccupés un jour. L’argent public dépensé pour en faire l’acquisition peut donc être considéré comme de l’argent perdu. Or l’opération en cours, visant le rachat par la ville des immeubles situés entre le 45 et le 77 de la rue des Carmes est loin d’être terminée. Combien de millions d’euros seront encore nécessaires pour qu’elle soit achevée ? Combien de millions d’euros devront encore être déboursés pour que les 17 immeubles visés par l’alignement tombent dans l’escarcelle municipale avant d’être détruits ? En ces temps de crise, ces sommes ne devraient-elles pas être mieux employées ?

Face à cette situation, l’opposition municipale (Socialistes, Verts et apparentés) entend d’abord exprimer son profond désaccord à l’égard d’un alignement aussi inutile que coûteux. Elle s’étonne que la mise en œuvre de ce projet ait lieu alors que la phase de concertation engagée sur le devenir de ce quartier bat son plein, et considère que les acquisitions déjà réalisées préjugent du résultat de cette concertation et s’apparentent à une politique du fait accompli.

Soucieuse d’apporter des propositions, l’opposition a développé un projet alternatif consistant en la rénovation de la rue des Carmes, le dégagement de ses façades à pans de bois, sa mise en secteur piétonnier, le doublement de ses trottoirs et le passage du tramway sur une voie unique, à l’image de ce qui se fait ailleurs en France ou à l’étranger. L’opposition souligne que ce projet alternatif, infiniment moins coûteux pour les finances publiques que l’actuel plan d’alignement, est aussi beaucoup plus respectueux de la vie des habitants de ce quartier et de la qualité patrimoniale du bâti existant.

L’opposition souhaite enfin se saisir de l’occasion symbolique que constitue ce premier million d’euros dépensé par la ville dans l’achat de ces biens pour suggérer à la municipalité la transformation des appartements déjà acquis et leur mise en location comme logements étudiants.

Corinne Leveleux-Teixeira

C’est avec stupeur que l’opposition municipale a découvert le projet d’abattage des arbres du square Péguy. A peine remis du dernier Conseil Municipal où la majorité a défendu avec force la biodiversité de notre ville, voilà que cette même majorité a décidé d’abattre les arbres du square du rond-point Bourgogne. Des arbres qui ont mis tant de temps à pousser…

Comment peut-on se dire défenseur de la nature quand on réduit les espaces de verdures de la ville ? Comment défendre la biodiversité le vendredi et abattre des arbres le mardi … N’y a-t-il pas là un décalage entre la parole et les actes ?

La restructuration du square Péguy ne doit se limiter à la transformation en sanisettes géantes pour nos amis canins suite au recouvrement de l’ensemble du square par du sable, mais faire l’objet d’une attention toute particulière avec une réflexion sur la sécurisation de son accès mais également sur la mise en place d’un fleurissement digne d’une entrée d’Orléans et de ce quartier.

Il faut ajouter à cet étrange projet, une méthode bien curieuse. Ce projet de restructuration du square si nécessaire soit elle, ne s’est faite sans aucune consultation ou concertation des riverains ou associations de riverains. Un nouvel exemple de l’idée que se fait la majorité municipale de la participation des orléanais aux projets municipaux…

Baptiste CHAPUIS pour le groupe « Socialistes, Verts et Apparentés »

Le vélo n’a pas sa place partout à Orléans.

Alors que l’idée de mise à disposition de vélos est saluée par tous, la municipalité ne s’est pas donnée les moyens de permettre aux vélos de circuler en Centre ville. Il suffit de voir la situation particulière sur le pont George V.

L’idée d’une passerelle vélos-piétons-rollers sur la Loire avait été défendue par tous.

Ce projet annulé dès 2001 a été ressorti par Serge Grouard, près du pont Joffre, dans son programme électoral de 2008. Promesse vaine, ce projet est maintenant dans un placard. Les élus de l’opposition, dans leur rôle de propositions et de vigilance, souhaitent voir ce projet sortir du placard et ainsi permettre aux cyclistes du quotidien comme du dimanche de pouvoir traverser la Loire en toute sécurité.

Baptiste CHAPUIS pour le Groupe d’opposition « Socialistes, Verts et apparentés »

Après avoir rencontré les parents des enfants de la crèche Pasteur, les élus du groupe “Socialistes, Verts et apparentés”, sensibles à leur colère, expriment leur opposition ferme à la privatisation des crèches d’Orléans.
 
La majorité UMP-MoDem-MPF s’était bien cachée d’afficher cette privatisation lors des nombreuses opérations de communication quelques mois avant les élections municipales.
 
Un service municipal de la petite enfance doit être public pour faire face aux besoins d’accueil et d’éveil des enfants, en assurant l’égal accès de tous.
 
Seul le service public garantit un service de qualité avec du personnel qualifié.
 
Cette opération purement idéologique de privatisation a plus pour objectif d’enrichir une société privée que d’améliorer réellement le service apporté aux familles : cela coûtera plus cher aux orléanais sans pour autant répondre aux besoins criants de places de crèche !
 
Baptiste Chapuis, pour le groupe d’opposition “Socialistes, Verts et apparentés”.

Très critique durant la campagne municipale, Charles-Éric Lemaignen est devenu bien discret sur la situation du carrefour de Verdun (dit carrefour « Auchan »). Conscient que des améliorations sont nécessaires, pour permettre une meilleure cohabitation de la circulation du Tram et de l’automobile, l’opposition souhaite faire le bilan des 8 ans de Charles-Éric Lemaignen à la tête de l’AgglO sur cette question.

Après quelques bricolages pré-électoraux, et 8 ans de critiques intempestives, le bilan est maigre. De nombreuses déclarations sur ce dossier mais peu de réalisations. Et aucun changement de la situation.

Après avoir utilisé l’argument de ce carrefour dans les 2 précédentes élections, les orléanais ne se laisseront pas faire une troisième fois : Charles- Éric Lemaignen ne doit pas attendre encore 5 ans pour régler ce problème !

Les orléanais attendent une action forte pour améliorer ce carrefour et faciliter la cohabitation du tramway et de la circulation, tout particulièrement aux heures de pointes.

L’opposition sera vigilante sur ce sujet.

Baptiste CHAPUIS, pour le Groupe d’opposition « Socialistes, Verts et apparentés »

Le groupe de l’opposition tient à répondre aux allégations de Serge Grouard dans son interview publiée dans la République du Centre du 04/02/09.

La représentativité démocratique se mesure à l’aune de l’ouverture pratiquée dans les instances de concertation. A Orléans, aucun doute n’est permis : le collège des personnes ressources au sein des Comités de Mobilisation et d’Animation des quartiers est composé à 96% de proches de la majorité UMP-Modem-MPF (78 sur 81 !).

96% ! Un score remarquable ! Une très belle performance, digne des régimes les plus démocratiques !

L’opposition tient également à rassurer le maire d’Orléans sur les rapports entre le PS et le PC qui semblent tant l’inquiéter. Le travail entre les deux groupes de l’opposition se fait en bonne intelligence dans le respect de chacun, dans un esprit constructif et ce dans l’intérêt de tous les orléanais.
L’organisation de l’opposition peut-elle réellement justifier les atermoiements de la charte de la participation citoyenne ?
Ne serait ce pas un prétexte pour masquer une réalité bien plus cynique ?

L’opposition a, elle, joué le jeu de la concertation en proposant plus de 50 personnes ressources dans l’ensemble des quartiers et ce dans des conditions de délais très courts. L’opposition précise néanmoins qu’elle n’a jamais proposé comme personne ressource Christophe Desportes-Guilloux qui est le collaborateur du groupe.

De plus, contrairement à la majorité, elle a souhaité écarter toutes les personnes ayant des responsabilités professionnelles à la mairie. Il faut rappeler que dans la première liste présentée par la majorité un certain nombre de directeurs de services de la ville étaient désignés.

Enfin, les personnes proposées par l’opposition l’ont été sur la base de leur engagement et de leur implication dans leur quartier, sans considération de leur sensibilité politique. On ne peut en dire autant de celles qui ont été retenues par la majorité UMP-Modem-MPF.

La politique c’est faire des choix. Le maire UMP a décidé de claquer la porte à de très nombreuses associations et forces vives des différents quartiers d’Orléans.

La municipalité UMP-Modem-MPF a fait le choix de politiser les CMA en y intégrant des représentants politiques : un représentant des jeunes du Nouveau Centre (La Source), un représentant de l’UNI (St Marceau), les membres du comité de soutien de Michel Languerre (candidat UMP aux élections cantonales à La Source), de nombreux anciens membres des CCQ dévoués à la majorité, des membres de la famille des adjoints de la ville (St Marceau), des anciens candidats UMP ou Modem aux cantonales (Argonne, Acacias), des soutiens notoires de la politique municipale (Bourgogne-République, Carmes), etc.

Votée en décembre 2008 par une majorité qui ne l’avait pas lue, bafouée en janvier 2009 par une majorité qui ne veut pas la mettre en œuvre, la charte n’a plus d’utilité et de crédibilité aujourd’hui.

La mascarade est finie. Les masques sont tombés.

Baptiste Chapuis et Corinne Leveleux-Teixeira pour le Groupe « Socialistes Verts et apparentés »

La menace qui se confirme jour après jour, de fermeture du collège de la Bolière à la Source, pose plusieurs questions essentielles.

Le manque de transparence et la précipitation des autorités publiques
Le Conseil Général n’a toujours pas voté cette décision de fermeture du collège la Bolière L’Education Nationale en a déjà pris acte et prend actuellement toutes les dispositions nécessaire pour la prochaine rentrée scolaire. Confirmant cet état de fait, la rentrée des enfants handicapés présents dans le collège de la Bolière se fera en septembre prochain au collège A.Fournier. Cette précipitation ne garantit nullement que tous les équipements et les moyens nécessaires au suivi de ces enfants seront opérationnels à la rentrée prochaine.

Que cherche à dissimuler cette mauvaise communication du Conseil Général et cette précipitation de l’Education Nationale ?

Grand flou sur la réalité des chiffres
L’estimation de la population d’élèves devant fréquenter les collèges de la Source vers 2011 se limite actuellement à un seul chiffre annoncé par le président du Conseil Général, Eric Doligé, en Décembre 2008 : 1100 élèves. Si c’est effectivement la réalité (aucun autre chiffre le confirme actuellement que ce soit de la part de l’éducation Nationale ou de la Mairie d’Orléans), la suppression du collège la Bolière entraînerait la présence d’un nombre important de collégiens, 550 dans chacun des deux autres collèges. Ce chiffre élevé n’est pas adapté à la situation de ZEP du secteur de la Source et s’oppose aux conditions qui doivent exister pour une bonne prise en charge des élèves dans ce secteur en rappelant la présence d’enfants handicapés et de jeunes en situation difficile (SEGPA).

Alors pourquoi ces déclarations de Monsieur Doligé qui entretiennent une grande angoisse justifiée chez les parents d’élève et les enseignants ?

La reconstruction du collège Montesquieu
Cette reconstruction est prévue très prochainement et l’ouverture du nouveau collège  Montesquieu est annoncée pour 2010. Il faut préciser que pour ce nouveau bâtiment, la Mairie d’Orléans doit céder une parcelle de terrain limitrophe côté place du Marché.
Il semblerait qu’aucune transaction ne soit encore engagée à ce sujet entre la Ville et le Département, ce qui fait peser un sérieux doute sur l’échéance affichée.

Alors pourquoi une telle précipitation pour annoncer la fermeture d’un collège, alors que la situation est si incertaine ?

Les élus du groupe « Socialistes, Verts et apparentés » regrettent que les parents d’élèves et les enseignants n’aient pas été associés à une telle démarche. Ils regrettent aussi l’opacité qui entoure cette future décision apparemment déjà prise.
Le quartier de la Source n’avait pas besoin de cela.

Pour le groupe de l’opposition «  Socialistes, Verts et apparentés »
Ghislaine KOUNOWSKI
Conseillère Municipale

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